Home sweet home ou l'apprentie sage

Mardi 1er janvier 2008 à 22:16

2007 fut dur
   C'était pas prévu. Enfin je sais pas ce qui était prévu mais bon...
   mort subite, tentative de suicide, accidents mortel et gravement handicapant, et pis que ça.
"Compensé" par une naissance et un mariage ai-je envie de dire.
Sur une année scolairement mal lancée, un été boîteux, l'impression d'une restriction peut-être, comme le cocher du conte qui avait ceint son coeur de barres de fer.

   J'ai coupé le contact avec d' - anciens maintenant - très bons amis, c'est ma faute, maintenant je ne sais pas comment je pourrai le récupérer sans loupés, je n'en ai pas encore particulièrement envie d'ailleurs...
   Mais je me suis sentie à un moment comme un besoin de courir en avant, de vouloir s'envoler, de se secouer pour enlever ma vieille peau (protectrice ?), comme un serpent après la mue.
Il y avait urgence dans le fait de voir d'autres horizons, d'autres vies d'autres vues. Un peu d'air frais après avoir "fait le tour" des cercles dans lesquels j'évoluais.
   Ai-je changé cette année ? Je ne sais pas, sûrement, on va dire que c'est sur du long terme.

Les évènements dramatiques ci-dessus ont affectés des gens de mon entourage pas tout à fait tout à fait direct mais enfin pas bien lointain. Ca fait beaucoup en un an. Ma mère m'a rassurée au détour d'une conversation, c'est pas habituel, ce ne sera pas tous les ans comme ça. Heureusement.

Alors 2008 me paraît porteur d'espoir, an neuf, je ne l'avais jamais autant ressenti comme ça, encore blanc et vierge de ratés, prometteur de terrains de réussite.
   Je vous le souhaite heureux, et espère qu'il vous verra acteur de votre envol  :o)
Très bonne année

Mardi 1er janvier 2008 à 21:51

31 décembre chargé...
levée vers 7h pour aller prendre le tram dans le fog bordelais - on vous avait dit que Bordeaux et Londres sont étonnement proches ? Quand Lyon rappelle ses influences latines... - à Bordeaux St Jean, s'effondrer dans un TGV super design, s'endormir, manger avec ma soeur la barre de pâte d'amande que notre grand-mère ne manque JAMAIS ne nous donner en douce ; d'où vient cette décision de sa part que le truc le plus important pour nous est la pâte d'amande ? mystère...
   Sitôt à Paris filer chez l'Amiral ; le beau-père de notre cousine enterre son propre amiral de père, nous sommes réquisitionnées pour garder les 9 petits-enfants ; il faut retenir les fratries, les prénoms, les lits de bébé pour les uns ou les autres, les sacs bourrés de couches de vêtements de rechange de petits pots de biberon de briques de lait divers, le fonctionnement du micro-onde...
Mais enfin les petits-enfants de l'amiral sont bien élevés, on en couche on en fait manger, c'est la teuf tout le monde devant la télé, ça se réveille ça joue ça court ça tombe, subtile rotation d'utilisation des lits pour la sieste... La vie :o)
   Et puis d'abord le plus petit c'est le plus beau, c'est mon fillot (filleul), il a un an, et maintenant il marche "couramment" !
A 16h30 retour des parents, bisous baveux multiples promesses de retour, je cours les magasins pour ce soir, j'achète une jupe que je ne mettrai pas, des gants plus chers que prévus, pas de pull. Je rentre en sueur, en odeur d'enfançons. Le temps de me préparer je découvre que je suis attendue depuis une demie-heure... tant pis !
Erreur stratégique dans le choix des lignes de métro, je me rallonge. Avec ma jupe mes talons hauts, assume assume !

  Pour bien finir en ce dernier soir on a bien mangé, on a joué à de loufoques jeux allemands - la divination des bonbons haribo et comment lire l'avenir dans du plomb fondu... On a entendu un peu de clarinette et hurlé des bêtises aux résidents d'en face, et puis on a chanté, à tue-tête, le Stabat Mater de Poulenc, notre programme futur. Rien de mieux pour en finir.

Lundi 17 décembre 2007 à 13:28

 ... un grand pas pour les trombones.

Un cap a été franchi ;
j'ai rêvé de trombones cette nuit, enfin que je trouvais des trombones, comme d'hab quoi, mais en rêve, quand même !
Pour ceux qui ne sont pas encore au courant, c'est-à-dire qui n'ont jamais eu l'occasion de faire 500m en ma compagnie, j'explique :
   si vous faites 500m en ma compagnie (bon ça marche pas à tous les coups non plus), vous risquez de me voir au milieu d'une phrase m'affaisser, le cou tendu vers le sol, ouvrir le bras pour ramasser un trombone, en plus ou moins bon état, dans la rue, sur la chaussée, le trottoir, dans le métro, la fac, des escaliers des magasins ou autres lieux.
Non pas des trombones à coulisses, des trombones normaux, enfin des trucs de bureau quoi, qui encombrent ensuite mes poches de pantalon, de manteaux et mes divers sacs.
Ca peut m'arriver 3 fois par semaine, ou pas de la semaine. Mon record est à 3 (non 4 maintenant) trombones dans la même journée, mais alors au milieu d'un vide de quelques jours, enfin j'en sais rien, je ne compte pas, je ne tiens pas de statistiques, je ne sais pas combien j'en ai ramassé en tout, je ne sais plus quand est-ce que ça a commencé... pas de chiffres.

Ben oui une fois que je les vois je les ramasse ! C'est que je me prend d'affection moi pour ces petites choses abandonnées seules à terre.
L'autre jour j'en ai ramassé un tout près de chez moi, dans ma rue quoi, du coup j'ai été prise d'un doute affreux : ne serait-ce pas un des miens déjà trouvé que j'aurai fait tomber d'une poche en sortant un gant ou autre ? Si je m'auto-alimente en trombones à travers Paris le jeu est faussé !
J'ai du coup fait un grand ménage et remis tous ceux qui traînaient dans ma petite boîtàtrombones.


 
Ils me tiennent compagnie, dans la poche gauche de ma veste je sais que j'ai un trombone en bon état trouvé au début de l'année... A la sortie d'un anniversaire ma main plongée dans ma poche ne retrouve plus la forme familière ; après une courte hésitation je remonte chez la copine en disant que j'ai perdu quelquechose et je me mets à quatre pattes dans sa chambre où tous les manteaux des invités étaient étendus sur le lit. On finit par s'étonner et me demander ce que je cherche si activement, euh, un trombone rougit-je.
Et ben elle l'a retrouvé quelques jours après et me l'a envoyé ; et j'étais toute contente !


C'est grave docteur ?  

Jeudi 6 décembre 2007 à 18:53

J'aime bien faire une jolie liste d'idées cadeaux pour Noël, je m'applique à choisir le papier, la police et la couleur du texte, la mise en page...
Cette année un poème a jailli, de mes doigts, du clavier, j'ai tapé
   Vous y comprenez quelque chose vous ?
 

 

          Cette année pour Noël un fouilli d'arabesques délires
      atavatesques et baisers mirabelles/d'hirondelle.
      Allant du chèque voyage au linge de maison, du plus
      profond sommeil à l'élan secondaire, qui envers le
      prochain plus ou moins s'exaspère.
      Des livres à foisons, chansons et opérettes, pour égayer
     
la vie, qui bat comme un poisson. Mais aussi des idées
     
qui dans les têtes agitent, les mille et un secrets qui 
      nouveaux y palpitent. De quoi réaliser des rêves de jeunes
      filles, partitions et cahiers, travail et discipline, pour qu'à
      l'heure de gloire les oreilles éveillées puissent alors
      s'émouvoir de voir réalisé ce rêve nouveau-né d'une
      évidence scotchesque qui lui vaudrait peut-être le droit 
      d'être tenté.


Et ne cherchez pas le mot "atavatesque" dans le dictionnaire, il n'existe pas

Vendredi 30 novembre 2007 à 14:38

Point météo exclusif :

          avant-hier mercredi 28 novembre, vers 12h30 heure de Paris (GMT+1), quelques dizaines de mètres avant le pont RER de la station Neuilly-Plaisance, et ben la Marne était froide.

J'ai testé pour vous.
Si si en vrai.
Enfin le but n'était pas de vous apporter cette information impérieuse, je n'ai pas vraiment fait exprès.

Je n'étais encore jamais tombée en aviron. On m'avait dit que ce ne serait pas forcément à ma première sortie en skiff (bateau seul), mais probablement un peu plus tard, au moment où on prend vraiment confiance...
Mais ça faisait bien un an que j'en avais fait pour la première fois, il n'y avait personne, le bassin était magnifique, j'avançais vachement bien et... plouf !

Je n'ai pas vu ce qui s'est passé... J'ai essayé de remonter sur le bateau qui était resté dans le bon sens, du coup il s'est retourné et je suis retombée à l'eau ; argh, le sentiment de s'enfoncer, de s'immerger à nouveau dans ce liquide froid !
Et puis on pense qu'on va supporter la température, oui bon c'est froid mais je peux me maîtriser... 
   et ben nan pas du tout ! La respiration s'accélère, on se sent piqué de partout, et même si j'étais à deux mètres de la rive je me suis mise à cheval sur la coque retournée histoire d'être sortie de l'eau, et je n'avais qu'une envie c'était de remonter mes mollets qui étaient encore au frais.

Je suis retournée au club, un de mes "collègues" m'a aidée à apponter et m'a conseillé de rentrer immédiatement me sécher alors que je voulais ranger mon bateau et mes rames etc... Je n'ai pas compris l'urgence sur le coup, mais c'est vrai que je commençais à avoir un peu froid...
Et ben il avait raison, vingt minutes après, dans des vêtements secs, après une douche chaude et l'utilisation d'une serviette qui devait traîner là depuis je ne veux pas savoir quand, devant une tasse de thé bien chauds (le thé et la tasse), je frissonnais encore.
 On m'a prêté un polo en plus, des chausettes, heureusement j'avais un pantalon et un tee-shirt de rechange, et du coup j'ai passé le reste de la journée sans sous-vêtements :o)
Ben ça se fait. lol


Rien à voir, j'ai retrouvé ça en rangeant mes photos, vous aimez ?

je crois que je faisais un DM de math - avec application...

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