Home sweet home ou l'apprentie sage
Mardi 2 juin 2009 à 0:44
Et tous ces couples qui s'embrassent
Je voudrais en gifler
oui je sais
Mercredi 13 mai 2009 à 17:09
ma carte ImaginR à dégager d'une main preste
une Oyster Card pour le London tube, une vieille Fahrkarte berlinoise
et un ticket de vaporetto.
Vestiges de voyages et d'ailleurs parcourus, cornés, salis, tour à tour rassurants et attristants,
comme le rappel d'un départ possible et celui d'une réalité qui ne permet pas la fuite.
Je traverse des gares et je voudrais y rester, avoir du temps pour attendre, manger un jambon-beurre, n'importe quoi
Mais je ne les traverse plus qu'en courant, sans goûter au voyage, avec des sacs trop lourds trop chargés de bêtises qui me tordent le bras, des chaussures un peu déchirées, un pantalon trop chaud
M'en fous je vais partir, je vais repartir sûrement, ça me prendra d'un coup peut-être, je crois qu'il faudra changer à Hendaye. Je reprendrai mon sac à dos je fuirai le bruit l'inutile le surplus. J'irai marcher, je retournerai sur ce banc où je me suis allongée à midi et duquel j'ai laissé les autres partir.
J'avais tourné en rond après dans la ville, comme un pigeon blessé j'avais mal à la hanche, mes pieds bientôt refuseraient tout service, mais pour quelques heures encore je tenais. J'avais attendu longtemps le train de nuit qui quitterait les Pyrénées, dîné au bistrot de la gare près des contrôleurs.
Je vais retourner marcher, loin d'ici, loin, avec presque rien dans un sac sur mon dos j'irai me perdre sur des chemins espagnols, je me murerai dans le silence peut-être, je lierai des amitiés peut-être, je pleurerai en marchant, je sourirai toute seule, j'aurai mal mal mal encore et puis ça passera, je ne penserai ni à la veille ni au lendemain, je ne voudrai pas m'arrêter, je m'allongerai éreintée, épuisée, les muscles endoloris, je dormirai comme une masse, je ferai des rêves étranges et pénétrants, encore.
J'ai envie de m'envoyer toute seule dans l'aventure
Je retournerai marcher.
*
Jeudi 5 juin 2008 à 16:58
Eviter, essayer à tout prix d'éviter le gros trou, la chute post-exam.
Remarquez vu la quantité de travail (non) fournie par ma pomme, je tomberai pas de trop haut ; mais quand même, ça peut être dangereux.
Alors sieste. Et Paris-Carnet.
Paris-Carnet où je connaissais relativement peu de monde, je me suis donc un peu accrochée à Nim (qui ne m'en voudra pas j'espère, d'ailleurs je lui ai fourni de quoi s'occuper : on a joué aux autistes de service en faisant des mots croisés au bout d'une table dont l'autre bout conversait animément).
J'ai essayé d'intégrer les petits nouveaux, j'ai fait la bise à Kozlika, parlé opéra en disant qu'on en reparlerait après avec Traou, regretté que le jungle speed ne se fasse finalement pas. Et puis surtout écouté admirativement Mitternacht et Aggelos partir dans les hautes sphères de la philosophie et de la littérature, avant de réatterir aux environs des chevaliers du zodiaque, bon, mais ça c'est Nim aussi.
Et comme d'habitude je prends le fromage blanc en dessert et m'arrange pour me trouver en face de quelqu'un qui aurait (parfois sur ma suggestion, il faut tout faire soi-même c'est terrible) commandé un moelleux au chocolat. Du coup je l'aide vous comprenez.
Ce soir donc opéra (Les Capulets et les Montaigus de Bellini), demain Strasbourg, accompagner une amie à un oral d'école de com, puis piano, aviron, stage, baby-sitting. Ca va se maintenir en fait.
Mais moi je voudrais plutôt partir. Partir où l'herbe est grasse, où les paquerettes se ferment le soir pour se rouvrir le matin, se gaver de couleurs avec le bleu doux du ciel et celui vif de la table de ping-pong, les verts des arbres, des bosquets, des muriers, de la vigne vierge, le bleu-vert des sapins, les taches violettes dans la glycine, les tuiles oranges et le soleil comme le visage d'une mère.

Et fuir Paris, son ciel gris qui fait semblant d'être bleu.
*
Mardi 31 juillet 2007 à 21:24
Bon, après avoir eu peur, de quelque chose de bien indéfini d'ailleurs, calmons-nous
J'ai peut-être eu peur de ne pas pouvoir assumer mes vingts ans à la manière officielle, comme on nous dit de le faire, comme on croit le voir partout...
mais tant pis ! l'important c'est l'envie d'avancer, de progresser peut-être, chacun son cheminement !
L'important ce n'est pas le temps qui passe c'est ce qu'on en fait.
Et je vais bien utiliser mon temps, enfin je vais essayer, pour me secouer un peu beaucoup et avoir grandi à mes propres yeux.
Demain départ, vacances, vraies vacances, pas de fiches, de cours, rien, se vider la tête de ces rattrapages trop nombreux qui me pourrissent mes vacances et l'intérieur du cerveau, qui me tétanisent, me coupe le souffle si j'imagine un instant... tout ce qui pourrait mal se passer.
Non pas de ça avec moi, pendant 10 jours rien que du chant, des rires, de la bonne fatigue physique. Se lever tôt, s'habiller vite, sortir de sous la tente, petit-dèj, et puis chant chant chant...
enfin j'imagine que ça va ressembler à ça, on verra, ça va être bien.
La Provence, Vaison-La-Romaine, le soleil j'espère, et chanter jusqu'au bout du souffle.
Bien sûr mon sac n'est toujours pas fait, je n'ai pas travaillé aujourd'hui, j'aurai dû, peut-être que je ferai quelque chose ce soir, tard, me coucher tard pour être sûre de dormir ; mon train est à 6h20, alors de toute façon le réveil sera difficile !
Penser à appeler ma future maîtresse de stage, penser aux partitions, au vêtements de concert, à tout, essayer, ne rien oublier
Et puis partir se vider la tête et s'emplir les oreilles mmmh
